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La révolution n'appartient qu'aux esprits vivants
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Du jour au lendemain

Du jour au lendemain

Du jour au lendemain, je me suis noyée dans la nuit, et les nuances des nuits durant lesquelles j'ai attendu une étoile qui viendrait dépoussiérer ma vie, le noir enveloppé les traces de mes larmes tomber sur la lueur de ma fenêtre...

Du jour au lendemain, avec un regard si vide, si perdu qu'on aurait cru que j'avais plus d'âme, la sueur dégoulinait le long de mon front, j'ai ouvert alors la fenêtre, le vent faisait danser mes cheveux et caresser mon visage...J'ai toujours aimé cette sensation, celle de ressentir le vent nous toucher sans pouvoir le voir, cela me prouvait que bien de choses existaient mais qu'elles étaient invisibles...Je fais sortir une cigarette d'un vieux paquet qui traînait sur le rebord de la fenêtre, d'une main tremblante, la flamme de mon briquet dansait aussi à cause des courants d'air, j'ai fumé délicatement ma clope du bout des lèvres, comme si j'avais eu peur de me brûlé le coeur...

Du jour au lendemain, des heures nocturnes m'immobilise doucement avec des illusions et des mirages, caressant ma solitude en compagnie d'inconnu, la passion embrasse l'habitude à supplier mon égoisme, et je tombe d'une chaise comme on tire dans un caillou, et il y a ces nuits comme ca, des nuits ou ca fait trop, ou le poids des pensées te suffoquent...

Du jour au lendemain, je me suis reveillée doucement, je sens les rayons du soleil qui traversent mes rideaux, je les sens venir mourir le long de mon cou,de mon bras, caressant mon corps nu, sentir cette petite chaleur me faire frissonner toute entière sous la moitié de la couette encore collée à mon ventre, et je me décide d'ouvrir un oeil puis deux, et enfin tendre ma main sous mon oreiller comme chaque matin en attrapant mon portable, alors je continue et je n'ai pas vraiment le choix, mon visage tout en entier est à la merci de ses petits rayons de soleil, et j'ai une envie folle de rester allongée quelques minutes encore, quelques heures...